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L'hôte déclare la location à son assureur par écrit, puis choisit entre une extension de sa multirisque (10 % à 30 % de surprime), un contrat de propriétaire non occupant étendu ou un contrat dédié au meublé de tourisme. AirCover ne vient qu'en complément. Relevé le 07/11/2026.
| Formule | Pour qui | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| Multirisque habitation sans déclaration | Personne | Ne couvre pas la location à des tiers en rotation rapide ; indemnité réduite ou contrat annulé |
| Multirisque avec extension meublé de tourisme | Résidence principale louée quelques semaines | 10 % à 30 % de surprime, location limitée à 4 à 6 mois par an |
| Propriétaire non occupant étendu | Résidence secondaire ou logement d'investissement | 120 € à 350 € par an pour un T2 ; impossible pour qui occupe le logement le reste de l'année |
| Contrat dédié au meublé de tourisme | Hôte semi-professionnel | 250 € à 600 € par an, dégradations de 5 000 € à 30 000 € |
| AirCover d'Airbnb | Tout hôte de la plateforme | Gratuit, jusqu'à 3 M$ de dommages et 1 M$ de RC, sans recours au médiateur de l'assurance |
La surprime se calcule sur la cotisation existante. Pour le deux-pièces parisien pris en exemple par France-Épargne, la multirisque passe de 220 € à 286 € par an, soit 66 € de plus. On les compare au prix d'une seule nuit louée, pour un contrat qui sait enfin que des inconnus y dorment.
| Situation | AirCover |
|---|---|
| Dommage causé par un voyageur pendant le séjour | Couvert si le voyageur ne paie pas |
| Vol commis par un voyageur pendant le séjour | Couvert |
| Usure, vétusté, défaut d'entretien | Exclu |
| Catastrophe naturelle, tempête | Exclue |
| Dégât des eaux interne sans lien avec un voyageur | Exclu |
| Sinistre hors séjour | Exclu |
| Logement loué hors Airbnb | Exclu |
La liste montre la répartition des rôles. La fuite du chauffe-eau entre deux réservations, la tempête qui arrache la toiture, le dégât des eaux qui gagne l'appartement du dessous restent l'affaire du contrat habitation, que la plateforme ne remplace sur aucune de ces lignes.
La Banque Postale décrit deux outils pour protéger aussi le vacancier. Par la clause d'abandon de recours, l'assureur de l'hôte renonce à se retourner contre le locataire en cas d'incendie ou de dégât des eaux ; l'autre outil est l'assurance « pour le compte de qui il appartiendra ». La première suppose d'avoir informé l'assureur de la présence de locataires.
En copropriété, le règlement dit depuis le 21 novembre 2024 si les meublés de tourisme sont autorisés, selon Service-Public. Le numéro d'enregistrement se communique au syndic, et on vérifie ce point avant même d'appeler son assureur.
Le dégât des eaux interne sans lien avec un voyageur est exclu. La garantie de la plateforme couvre ce que fait le voyageur, pas ce que fait la plomberie, qui n'a jamais réservé.
La location aggrave le risque au sens du code des assurances. Sans déclaration, l'indemnité baisse en proportion de la prime qu'on aurait dû payer, et le contrat tombe en cas de mauvaise foi.
Les extensions de multirisque se limitent souvent à 4 à 6 mois de location par an. L'hôte qui loue tout l'été et chaque week-end sort du cadre sans changer de contrat.
L'hôte qui occupe le logement le reste de l'année reste occupant, et ne peut pas souscrire ce contrat. C'est l'extension de la multirisque qui convient.