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Un chauffeur VTC cumule deux expositions rares : il passe ses journées au volant, et son véhicule est son outil de travail. Les deux risques majeurs ne sont pas ceux qu'on assure en premier.
Les deux risques qui ferment une activité de VTC sont l'invalidité du chauffeur et l'immobilisation du véhicule — or la garantie du conducteur plafonne à 250 000 € en base, et le véhicule de prêt à 15 jours après un accident. Relevé le 30/10/2026.
| Ce qui arrive | Garantie | Plafond publié |
|---|---|---|
| Un passager est blessé | Responsabilité civile automobile | Illimitée en dommages corporels |
| Vous blessez un tiers ou son véhicule | Responsabilité civile automobile | 100 000 000 € en dommages matériels |
| Vous êtes blessé, même responsable | Garantie du conducteur | 250 000 € en base, options à 500 000 €, 1 M€ et 2 M€ |
| Le véhicule est immobilisé | Véhicule de prêt | 7 jours en panne, 15 en accident, 30 en vol |
| Le véhicule est volé | Vol | Valeur d'achat si moins de 2 ans, sinon expert + 20 % avec minimum 1 000 € |
| Les clés étaient dans le véhicule volé | Vol | Indemnité réduite de 30 % |
| Un bagage de client disparaît | Responsabilité civile professionnelle | Non inclus |
| Litige avec une plateforme ou un client | Protection juridique | Non inclus |
| Panne sur la route | Assistance | Moins d'une heure en France métropolitaine, sinon 30 € |
Un chauffeur passe huit à dix heures par jour au volant : son exposition n'a aucun rapport avec celle d'un automobiliste ordinaire. Si un accident le laisse invalide, ce sont à la fois son outil de travail et son revenu qui disparaissent. Les 250 000 € de la garantie de base couvrent une blessure, pas une fin de carrière à quarante ans.
Une réparation de carrosserie dépasse souvent ce délai. Au-delà, le chauffeur est sans véhicule et sans indemnité de remplacement : l'activité s'arrête et les charges continuent. C'est l'argument d'une garantie de perte d'exploitation, que les contrats auto ne portent pas.
Entre deux arrêts, les clés restent souvent sur le contact. Sur un véhicule indemnisé 15 000 €, cette habitude coûte 4 500 € le jour du vol, en plus de la franchise.
| Situation | Conséquence |
|---|---|
| Transport onéreux de personnes sous un contrat de particulier | Non assuré — seul le covoiturage est réservé |
| Conduite sans permis ou certificat d'aptitude valide | Exclusion |
| Conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants | Exclusion, sauf pour la responsabilité civile automobile, qui indemnise les victimes puis se retourne contre le conducteur |
| Transport de matières dangereuses | Exclusion |
| Biens transportés à titre onéreux | Exclusion |
| Conduite sur circuit | Dommages au véhicule exclus |
| Véhicule immatriculé à l'étranger | Non assurable |
| Séjour de plus de 3 mois consécutifs hors de France | Dommages et assistance cessent, la responsabilité civile continue |
Un contrat auto de particulier ne couvre pas le transport onéreux de personnes. Rouler en VTC sous ce contrat est une fausse déclaration sur le risque, qui peut entraîner la réduction proportionnelle de l'indemnité ou la nullité du contrat. Le jour d'un accident corporel avec un client à bord, l'écart se chiffre en centaines de milliers d'euros.
La responsabilité civile automobile continue de jouer pour les tiers, parce que la loi protège les victimes. Mais l'assureur exerce ensuite son recours contre le conducteur : c'est lui qui supportera la charge finale.
| Question | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Le prix de chaque niveau de garantie du conducteur | 250 000 € ne couvrent pas une invalidité qui met fin à la carrière |
| Le montant de chaque franchise | Aucune n'est publiée, et elles décident du coût réel d'un sinistre |
| L'existence d'une garantie de perte d'exploitation | Au-delà de 15 jours d'immobilisation, l'activité s'arrête sans indemnité |
| La couverture des bagages et effets des clients | Aucun plafond publié, et c'est un litige fréquent |
C'est l'arbitrage à faire en premier. Protéger la tôle coûte moins cher que protéger le conducteur, et c'est pourtant le conducteur qui porte le revenu du foyer.