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Tous les métiersMétier · Tatoueur
Une infection après une séance, une réaction à une encre, un mineur tatoué sans l'accord de ses parents : le tatoueur répond d'un geste qui reste sur la peau de l'autre.
| Point | Règle |
|---|---|
| Déclaration de l'activité | À l'ARS du département : création, cessation, transfert |
| Activité ponctuelle | Déclarée aussi, y compris en salon ou en convention |
| Formation à l'hygiène | 21 heures au moins, sur trois jours consécutifs |
| Nouveau cadre de formation | Arrêté du 5 mars 2024 : 7 heures de pratique, évaluations, certification à renouveler tous les cinq ans |
| Information du client | Orale, affichée dans le local et remise par écrit |
| Client mineur | Consentement écrit d'un titulaire de l'autorité parentale ou du tuteur |
| Déchets | Convention pour les déchets d'activités de soins à risques infectieux |
| Responsabilité civile professionnelle | Non obligatoire |
Le consentement écrit des parents est la pièce que l'on conserve avec le plus de soin. Orus conseille de garder la preuve trois ans : c'est la pièce qu'on produira si les parents contestent après coup un tatouage fait à leur enfant.
| Contrat | Ce qu'il couvre | Statut |
|---|---|---|
| Responsabilité civile professionnelle | Infection due à une erreur, réaction allergique à l'encre, dommage au client | Non imposée |
| Multirisque professionnelle | Dermographes, autoclave, mobilier, stock d'encres | Non imposée |
| Responsabilité civile d'exploitation | Le local, le risque locatif, le client qui chute dans le salon | Non imposée |
| Protection juridique | Le client qui conteste un tatouage ou ne paie pas | Non imposée |
| Prévoyance | La main blessée qui arrête l'activité | Non imposée |
La RC professionnelle et la multirisque ne se remplacent pas. Orus l'écrit clairement : le matériel n'est pas pris en charge par la RC pro, et le local relève d'une option de responsabilité civile d'exploitation, à ajouter si l'on est locataire.
| Élément | Ce qu'Orus publie |
|---|---|
| Prix d'appel affiché dans l'encadré | À partir de 26 € par mois |
| Prix d'appel cité dans le texte | À partir de 13 € par mois |
| Fourchette annuelle | 100 € à 500 € par an |
| Infection et réaction allergique | Listées parmi les risques couverts |
| Matériel de tatouage | Non couvert par la RC pro |
La fourchette de 100 € à 500 € se compare au premier sinistre plausible. Une cliente qui développe une infection et réclame, par hypothèse, 4 000 € de soins et de préjudice coûte, sans contrat, huit à quarante années de cotisation au tatoueur qui a fait l'économie.
La même page annonce 13 € par mois dans son texte et 26 € dans son encadré. On demande un devis à son activité réelle, perçage et maquillage permanent compris, et on compare le prix qui s'affiche alors.
L'activité provisoire se déclare à l'ARS comme l'activité permanente. Le stand du salon n'échappe pas plus à la règle qu'à un éventuel sinistre.
Orus l'écrit en toutes lettres : la RC pro ne prend pas en charge le matériel. Le dermographe volé se couvre par la multirisque, qu'on souscrit à part.
Le consentement doit être écrit. Un accord donné au comptoir ne protège ni le tatoueur ni son contrat le jour où l'autre parent conteste.