Tarifs relevés à la main, chacun avec sa source et sa date.
Voir l'annuaireL'annuaire dit, métier par métier, ce que la loi impose et ce qu'elle laisse à votre choix.
Tous les métiersSituation · permis suspendu ou annulé
Une suspension ou une annulation de permis est une circonstance nouvelle à déclarer à votre assureur dans les 15 jours. Il peut appliquer une surprime plafonnée par la loi — jusqu'à 50 % pour une suspension de 2 à 6 mois, 100 % au-delà de 6 mois, 200 % pour une annulation, 400 % au total — supprimée au plus tard après deux ans. Il peut aussi résilier le contrat. Pendant la suspension, vous ne conduisez pas, mais la voiture reste assurée et peut être conduite par un autre conducteur.
| Point | Règle |
|---|---|
| Délai | 15 jours à compter de la connaissance de la décision |
| Forme | Lettre recommandée ou tout support durable, avec la copie de la décision |
| Ce qui se déclare | Suspension, annulation ou retrait de permis ; Allianz y ajoute les condamnations pour délit de fuite, conduite en état alcoolique ou sous stupéfiants |
| Fausse déclaration de mauvaise foi | Nullité du contrat |
| Déclaration inexacte de bonne foi | Réduction de l'indemnité en cas de sinistre, ou maintien du contrat avec surprime, ou résiliation |
L'omission ne se voit pas tout de suite. Elle se voit le jour du sinistre, quand l'assureur découvre la décision : c'est à ce moment qu'elle coûte le plus.
| Situation | Majoration maximale de la prime de référence |
|---|---|
| Suspension de 2 à 6 mois | 50 % |
| Suspension de plus de 6 mois | 100 % |
| Annulation, ou plusieurs suspensions de plus de 2 mois sur la période de référence | 200 % |
| Délit de fuite | 100 % |
| Accident responsable en état d'imprégnation alcoolique | 150 % |
| Circonstance aggravante non déclarée à la souscription | 100 % |
| Toutes majorations cumulées | 400 % au maximum |
Ce sont des plafonds, pas des tarifs : l'assureur peut appliquer moins. Chaque majoration doit disparaître au plus tard deux ans après la première échéance annuelle. Le coefficient bonus-malus, lui, ne bouge qu'avec les sinistres : la suspension seule ne le modifie pas, c'est cette surprime qui s'applique.
Le barème figurait autrefois à l'article A335-9-2 du Code des assurances, que cite encore la réponse ministérielle de 2015. Il se trouve aujourd'hui à l'article A121-1-2, en vigueur depuis le 1er janvier 2016. Les pages qui citent l'ancien numéro ne se trompent pas sur les taux, seulement sur l'adresse.
L'assureur peut répondre à l'aggravation du risque en proposant une nouvelle prime ou en résiliant le contrat, avec un délai de dix jours (article L113-4). Après un sinistre, la résiliation n'est possible en assurance automobile que dans des cas limités : la réponse ministérielle du 26 septembre 2023 rappelle qu'elle suppose un conducteur en état d'imprégnation alcoolique ou sous stupéfiants, ou une infraction ayant entraîné une suspension d'au moins un mois ou une annulation du permis (article A211-1-2). Elle prend alors effet un mois après la notification.
| Question | Réponse |
|---|---|
| Puis-je conduire ? | Non |
| Ma voiture doit-elle rester assurée ? | Oui, dès lors qu'elle peut circuler, même si elle ne roule pas |
| Quelqu'un d'autre peut-il la conduire ? | Oui, de préférence déclaré au contrat |
| Et si je conduis malgré tout ? | Les victimes sont indemnisées, puis l'assureur se fait rembourser par vous ; vos propres dommages sont exclus chez AXA et chez Macif |
La décision finit toujours par apparaître, souvent au pire moment. De mauvaise foi, c'est la nullité du contrat ; de bonne foi, une indemnité réduite.
Le nouvel assureur vous interrogera. Taire la suspension à la souscription expose à une majoration de 100 % et à la nullité du contrat.
Une voiture qui peut circuler doit rester assurée, même immobilisée. Et un autre conducteur peut en avoir besoin pendant la suspension.
Au-delà des sanctions pénales, vos propres dommages ne sont pas couverts, et l'assureur se retournera contre vous pour ce qu'il aura versé aux victimes.
Les pourcentages légaux sont des maximums. Comparer reste possible, y compris auprès des assureurs spécialisés.
Après une suspension, demandez à chaque assureur la majoration qu'il appliquera et sa durée : le barème légal fixe des plafonds, pas un prix unique.