Tarifs relevés à la main, chacun avec sa source et sa date.
Voir l'annuaireL'annuaire dit, métier par métier, ce que la loi impose et ce qu'elle laisse à votre choix.
Tous les métiersMétier · Taxi
Un chauffeur de taxi doit assurer son véhicule en usage professionnel et souscrire une responsabilité civile professionnelle. Et comme pour le VTC, son contrat auto personnel ne le couvre pas.
| Obligation | Contenu | Ce que publie la fiche |
|---|---|---|
| Assurance du véhicule | Le véhicule doit être assuré en tant que véhicule professionnel | Aucun montant de sanction publié |
| RC professionnelle | À souscrire auprès de l'assureur de votre choix | Aucun montant de sanction publié |
| Carte professionnelle de conducteur de taxi | Environ 60 €, valable 5 ans, valable dans le seul département de l'examen | Avertissement, retrait temporaire ou définitif — art. L3124-11 du Code des transports |
| Autorisation de stationnement | Délivrée par la mairie, ou la préfecture de police à Paris ; elle peut aussi être achetée ou louée | Sanctions de l'exploitant aux art. L3124-1 à L3124-5, non détaillées |
| Contrôle technique | La première année, puis une fois par an, à votre initiative — art. R323-24 du Code de la route | — |
La fiche officielle du taxi ne chiffre aucune sanction en euros pour un défaut d'assurance, là où celle du VTC annonce jusqu'à 3 750 € pour un défaut de RC professionnelle. Nous n'en déduisons rien : l'absence d'un montant sur une fiche n'est pas l'absence de sanction, et nous ne reportons pas le chiffre du VTC sur le taxi. Les sanctions de l'exploitant figurent aux articles L3124-1 à L3124-5 du Code des transports, que la fiche cite sans les détailler.
C'est le même piège que pour le VTC, et pour la même raison : le contrat auto des particuliers du seul assureur dont nous ayons lu le document réglementaire exclut expressément le transport onéreux de personnes, avec une seule réserve, le covoiturage. Une activité de taxi est un transport de personnes à titre onéreux : elle ne relève donc pas de ce contrat. La fiche officielle le dit de son côté en une ligne — le véhicule doit être assuré en tant que véhicule professionnel.
| Contrat | Transport onéreux de personnes | Référence |
|---|---|---|
| Contrat auto des particuliers | Non assuré | Mon Auto, réf. 972782 K 09 2026 — covoiturage réservé |
| Contrat de parc professionnel | Biens transportés à titre onéreux exclus ; le transport de personnes relève des garanties déclarées | Atouts Parc, réf. 972799 07 2025 |
| Contrat dédié au transport de personnes | Non publié | Aucun document en accès libre dans notre panel |
Déclarez l'usage réel du véhicule. Un contrat souscrit pour un usage privé puis employé en taxi n'est pas une économie : c'est une fausse déclaration sur le risque, qui peut entraîner la réduction proportionnelle de l'indemnité, voire la nullité du contrat. Le jour d'un accident corporel avec un client à bord, l'écart se chiffre en centaines de milliers d'euros.
C'est la différence la plus lourde avec le VTC. Un chauffeur VTC s'inscrit à un registre national pour 170 €. Un taxi doit détenir une autorisation de stationnement — la « plaque » —, délivrée par la commune, achetée à un confrère ou louée à une entreprise spécialisée. Les ordres de grandeur publiés par la fiche officielle n'ont pas de commune mesure avec une formalité administrative.
| Voie | Montant publié | Condition |
|---|---|---|
| Achat d'une autorisation | De 30 000 € à 300 000 € selon le vendeur | Environ 190 000 € à Paris, 250 000 € à Nice |
| Location à une entreprise | Environ 3 500 € par mois à Paris | Contrat d'un an minimum |
| Délivrance gratuite par la commune | Aucun coût publié | Liste d'attente, inscription à renouveler chaque année |
| Revente d'une autorisation achetée | — | Après 5 ans d'utilisation continue au moins |
| Revente d'une autorisation gratuite d'avant le 1er octobre 2014 | — | Après 15 ans d'activité continue |
| Autorisation gratuite d'après le 1er octobre 2014 | Incessible | Elle ne peut pas être achetée |
La fiche officielle se contredit sur le renouvellement : elle indique d'un côté que les autorisations gratuites délivrées après le 1er octobre 2014 valent cinq ans et se renouvellent sur demande déposée trois mois avant l'échéance, et de l'autre que l'autorisation est « renouvelée de droit » sans démarche. Nous citons les deux mentions telles quelles plutôt que d'en choisir une : la question se tranche auprès de l'autorité qui a délivré l'autorisation, pas ici.
| Point | Règle publiée |
|---|---|
| Conditions préalables | Permis B depuis 3 ans — 2 ans en conduite accompagnée —, bulletin n° 2 compatible, avis médical cerfa n° 14880, formation PSC1 de moins de 2 ans |
| Examen | Tests de connaissances et parcours pratique de 20 minutes, inscription auprès de la CMA |
| Coût | Environ 60 €, payables en ligne |
| Validité | 5 ans |
| Renouvellement | Formation continue de 14 heures sur 2 jours, à effectuer 3 mois avant la fin de validité |
| Portée géographique | Le seul département de l'examen ; extension à 4 départements au plus, avec un stage de 14 heures — 35 heures à Paris — et une nouvelle carte d'environ 60 € |
| Équipement | Précision |
|---|---|
| Véhicule | 9 places assises au maximum, chauffeur compris — art. R3121-1 à R3121-3 du Code des transports |
| Lumineux de toit | Mention « taxi » et nom de la commune ; vert quand le taxi est libre, rouge quand il est occupé |
| Taximètre | Mesure la durée et la distance ; le périmètre de l'autorisation y est enregistré |
| Plaque | Visible de l'extérieur, portant le numéro d'autorisation et les départements autorisés |
| Terminal de paiement | Paiement par carte bancaire |
| Imprimante | Reliée au compteur, pour la note de course |
| Smartphone connecté | Avec une application chauffeur agréée par le.taxi |
| Géolocalisation et SEFI | Pour les taxis conventionnés avec l'assurance maladie, à installer avant le 1er janvier 2027 |
| Point | Taxi | VTC |
|---|---|---|
| Titre d'exploitation | Autorisation de stationnement communale | Inscription au registre national, 170 € |
| Carte professionnelle | Départementale, extension à 4 départements au plus | Pas de limite départementale publiée |
| Garantie financière | Non mentionnée | 1 500 € par véhicule régulier, sauf dispense |
| Amende publiée pour défaut de RC pro | Non publiée | Jusqu'à 3 750 € |
| Équipement imposé au véhicule | Lumineux, taximètre, plaque, terminal, imprimante | Rien de tel sur la fiche relevée |
Le transport onéreux de personnes en est exclu, covoiturage excepté. C'est le premier point à régler avant la première course, et la fiche officielle demande un véhicule assuré en usage professionnel.
Elle ne vaut que dans le département de l'examen. L'extension plafonne à quatre départements, au prix d'un stage de quatorze heures — trente-cinq à Paris — et d'une nouvelle carte.
Une autorisation délivrée gratuitement après le 1er octobre 2014 ne peut pas être achetée, donc pas revendue. Celles d'avant exigent quinze ans d'activité continue, une autorisation achetée cinq ans.
Elle vaut cinq ans, et la formation continue de quatorze heures se fait trois mois avant l'échéance, pas après. La fiche prévoit l'avertissement, le retrait temporaire ou définitif en cas de violation de la réglementation.
Taximètre, lumineux, imprimante, terminal de paiement : ce sont des biens professionnels ajoutés au véhicule. Aucun document de notre panel ne dit s'ils sont couverts, et c'est une ligne à faire écrire au contrat.
Il est dû la première année puis chaque année, à votre initiative. Personne ne vous le rappelle, et il conditionne l'état du véhicule que votre assureur suppose.